Vous ne l’ignorez sans doute pas, l’US Orléans vient de faire appel à Denis Troch, ancien joueur devenu coach mental, ceci afin de tenter de venir en aide aux joueurs de l’équipe professionnelle qui n’arrive pas à retrouver le chemin de la confiance et par la même occasion, celui de la victoire.
Une préparation mentale qui surprend bon nombre d’observateurs, c’est pourquoi je vous propose de faire un petit tour d’horizon afin de vous aider à vous faire une opinion sur le bien-fondé ou non de cette démarche

Quatre victoires et sept matchs nuls en 27 journées, c’est le maigre butin amassé par les joueurs de l’USO depuis le début de la saison. Sept points de retard sur le duo Niort/Le Mans avec une journée de moins à jouer ce soir à Bollaert.

Le bilan est sans appel, Orléans est dans le dur et il semble que du côté de la direction, on envisage de nombreuses possibilités pour se sortir de cette situation préoccupante.

La dernière en date aura donc été l’apport de Denis Troch qui est venu à la rencontre des joueurs pour tenter de les convaincre qu’ils ont les moyens de faire mieux… Beaucoup mieux même…

Mais alors comment s’y est-il prit, et sera t’il possible en si peu de temps de remettre les têtes à l’endroit ?

Si l’on se réfère à ce que disent les spécialistes de la préparation mentale, un très grand nombre de sportifs de haut niveau font appel à ce genre de préparation, oui mais voilà, celles-ci se font plutôt en amont d’une saison, d’un événement, d’une grande compétition et rarement à ce stade déjà aussi avancé du championnat.

Il est bien évident que la spirale négative actuelle amène les joueurs et le staff à se poser beaucoup de questions, mais en fait, à trop réfléchir, on s’enfonce toujours plus vers le négatif, il est donc primordial de changer les pensées négatives en pensées positives et pour cela, il n’y a pas cinquante solutions.

À l’heure actuelle, les Orléanais avancent dans la défaite en se construisant journée après journée leur propre contre-performance ou leur non victoire.

Dans l’action, chacun pense faire les bons gestes, les bons choix, mais au final tout le monde se retrouve devant des incohérences et fait des erreurs sans même s’en rendre compte…

 

C’est là qu’intervient le travail du préparateur mental !!

 

À lui de déterminer quels sont les obstacles qui empêchent le cerveau de générer les bonnes actions ou les bonnes réactions.

À lui ensuite de faire que les joueurs vont pouvoir se focaliser sur un objectif, qu’ils vont pouvoir optimiser leurs gestes, par exemple lors d’un coup franc ou d’un penalty en entrant dans une bulle, dans une routine de réussite. Il faudra donc persuader les joueurs de ne pas perdre leurs capacités devant la situation d’échec qui est la leur actuellement en éliminant toutes les pensées parasites qui perturbent forcément les esprits dans une pareille situation…

Ce qu’il faut savoir, c’est que le cerveau de l’homme à une fâcheuse tendance à radoter, à imprimer en lui ce qu’il voit et le ramener à l’esprit dans le temps, ce sera par exemple le cas si vous avez tiré et raté un penalty la semaine dernière à Meung/Loire et que ce dimanche vous en avez un autre à tirer à Montargis. Votre esprit va inconsciemment vous ramener à ce souvenir et vous serez perturbé au moment de vous élancer. Et bien actuellement, c’est exactement ce qui se produit dans les têtes Orléanaises…

La préparation mentale va donc avoir pour but, de gommer, d’effacer, de corriger toutes ces pensées qui sont en mémoire dans les cerveaux et qui font que la spirale n’arrive pas à s’inverser.

Bien souvent c’est l’entraîneur lui même qui endosse le rôle de coach mental, mais dans la situation actuelle et avec tous les événements qui se sont produit cette saison à l’USO, il est impossible de penser que le nouveau staff en place réussirait à obtenir un résultat immédiat. C’est donc pour cela que le club a appelé un professionnel de la spécialité à la rescousse…

Denis Troch qui, s’il intervient régulièrement lors des prochains jours va sans aucun doute insister sur la remise en cause des capacités mentales, puisque j’imagine que, tout comme moi si vous suivez un minimum les matchs de l’USO, vous avez remarqué que sur certaines phases de jeu, les capacités physiques et techniques sont bien présentes… Le vrai souci est, il me semble, dans le fait d’accepter et de dépasser la situation d’échec. De transformer le négatif en positif en inversant tout simplement le sens de la réflexion mentale.

Alors tout comme pour un échauffement d’avant match ou pour des étirement d’après match, les joueurs vont avoir besoin d’un « échauffement » mental qui peut être bref et ne prendre que 4 à 5 minutes… (Souvenez vous d’Aimé Jacquet et de sa célèbre phrase à Robert Pires lors de la coupe du Monde 98)

Un moment qui pourra être bref, à la seule condition de renouveler régulièrement l’exercice, car comme pour un entrainement technique, le manque de pratique fait que l’homme perd irrémédiablement une partie de ses capacités, et dans le cas qui nous intéresse, il n’est pas stupide de penser qu’il faudra malgré tout un peu de temps aux joueurs pour assimiler, s’habituer et maîtriser la gestion de cette gymnastique mentale…

De là à imaginer que Denis Troch possède une baguette magique, je ne le crois pas, et pour être totalement transparent avec vous, je pense que cela apportera possiblement un ou deux points de plus en toute fin de saison, mais de mon avis très personnel, pour réussir dans une pareille entreprise, il faut travailler ce domaine sur le long terme et pas seulement quand il y a le feu à la maison… 

Une préparation mentale ne s’improvise pas et malheureusement, comme depuis le début de la saison à l’USO, j’ai bien l’impression que c’est en rajoutant rustine après rustine que le président pense sauver le club d’une relégation qui nous tend plus que jamais les bras…

Puisse l’avenir me donner tort…

Partager:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *